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Mais que fait vraiment mon attachée de presse ?

J'ai récemment été confrontée à des clients qui se demandaient comment j'organisais mon temps.

Après tout, envoyer un communiqué de presse ne prend que quelques minutes. Alors pourquoi les relations presse nécessitent-elles plusieurs jours de travail par mois ? La réalité, c'est que la partie visible de notre métier ne représente qu'une petite partie de l'iceberg.


Trouver le bon angle


Avant même d'écrire un communiqué, il faut trouver le sujet qui intéressera les journalistes. Et ce n'est pas toujours évident. Une levée de fonds ? Un nouveau produit ? Un recrutement ? Une ouverture d'agence ? Une étude ? Un témoignage client ? Chaque information doit être traitée, réfléchie et transformée en sujet éditorial. Ce travail demande de comprendre votre activité, votre marché et les attentes des médias.


Écrire les contenus (mon dada !)


Communiqué de presse, dossier de presse, invitation presse, mailings, Q&A, éléments de langage, préparation à une interview... Tout doit être rédigé de manière claire, concise et adaptée aux journalistes. Un bon communiqué n'est pas une brochure commerciale et l'exercice n'est pas toujours évident. C'est un contenu qui doit donner envie d'en savoir plus sans être trop marketing ! Je ne suis pas là pour "vendre" quelque chose aux journalistes mais pour les intéresser.


Identifier les bons journalistes


Contrairement à certaines idées reçues, on n'envoie pas un communiqué à toute la presse française. Chaque sujet nécessite un ciblage spécifique. Je passe énormément de temps à rechercher les journalistes les plus pertinents, à mettre à jour mes fichiers médias et à vérifier qui traite réellement le sujet.


Personnaliser les approches


C'est probablement la partie la plus chronophage. Les journalistes reçoivent parfois plusieurs centaines de sollicitations par semaine. Pour sortir du lot, il faut personnaliser les relances, comprendre leurs centres d'intérêt et s'adapter à leur façon de travailler. Un email standard envoyé à 500 personnes produit rarement des miracles. SI c'était le cas, ça se saurait, et le métier d'attaché de presse aurait disparu depuis longtemps !


Relancer, encore et encore


L'une des plus grandes idées reçues sur les relations presse est de croire que tout se joue au moment de l'envoi. En réalité, le travail commence souvent après. Relances par email, appels téléphoniques, échanges de précisions, organisation d'interviews, fourniture de visuels, recherche d'informations complémentaires... Une retombée presse est souvent le résultat de plusieurs échanges étalés sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines, voire plusieurs mois, voire plusieurs années...


Suivre l'actualité et les calendriers rédactionnels


Les journalistes travaillent avec des contraintes que les entreprises ne voient pas toujours.

Numéros spéciaux, dossiers thématiques, marronniers, actualité chaude, événements sectoriels...

Une bonne attachée de presse doit constamment surveiller ces opportunités pour proposer le bon sujet au bon moment. Et c'est là tout l'enjeu ! Et ce qui me passionne également.


Gérer les imprévus


Une interview qui se confirme pour le lendemain.

Un journaliste qui demande un chiffre précis dans l'heure.

Un média qui souhaite recevoir un produit rapidement.

Un dirigeant qui doit être préparé avant un passage radio.

La réactivité fait partie intégrante du métier et ça, je l'ai appris dès mes premiers jours de travail. Je pense que c'est la plus grand qualité d'une attachée de presse.


Et parfois... attendre


C'est sans doute la partie la plus frustrante pour les clients. Les relations presse prennent du temps, beaucoup de temps. Un journaliste peut conserver une information pendant plusieurs semaines et même plusieurs mois avant de la publier. Certains magazines travaillent trois à six mois à l'avance. L'absence de retombée immédiate ne signifie pas l'absence de travail. Il y a un temps de traitement, de digestion, et d'assimilation... Patience !


En résumé : le rôle d'une attachée de presse


Mon rôle en tant qu'attachée de presse ne consiste pas simplement à envoyer des communiqués de presse. Je cherche des angles, je rédige des contenus, je cible les journalistes, je personnalise les approches, je relance, je négocie, je coordonne les interviews, je surveille les opportunités et je m'adapte en permanence aux demandes des médias. Bref, beaucoup de travail invisible. Et c'est justement ce travail invisible qui permet, un jour, d'obtenir cette fameuse retombée presse que tout le monde voit.


rôle attachée de presse

 
 
 

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